Il faisait beau. Le genre de temps qui nous donne envie de regarder à travers notre fenêtre, et d'ouvrir nos épaix rideaux pour laisser entrer cette lumière si belle. J'étais debout. Cette belle chanson rejouait pour la millionième fois dans mes oreilles, dont les paroles me touchaient, mais moins que la mélodie. Puis c'est la que c'est apparu. Plus je regardait dehors, plus ça montait en moi. Ça grimpait à une vitesse folle, comme de l'héroine chauffant les rivières de sang qui coulaient dans mes veines. Tranquillement, ça me rendait folle. J'aimais ça, ça provoquais comme en moi une extase gigantesque. Mais je détestais sa aussi, ça me dévorait de l'intérieur et me faisait du mal. À ce stade j'aurais voulu défoncer ma fenêtre, puis monter sur les plaches de bois qui bordait ma fenêtre banale. Je regardis ailleurs, ça ne fit pas cesser l'émotion. Ça montait de plus en plus, c'étais fort et puissant je savais bien que ça allait sortir. Mais entêtée comme je le suis, je me précipitais maladroitement sur mon bureau, étourdie, perdue, comme si j'allais faire un overdose de cocaine, je ne me sentais plus là, ou si je le savais mais mon esprit était procupée a tenter de ne pas être là. des traits, noirs, qui dans ma tête bougeait, se regroupaient pour former des notes, sur une portée, puis une guitare. Puis une mélodie. Celle qui m'accompagnait depuis le début. Le crayon qui se tenait dans ma main faisait le travail, ma tête se laissait guider pas sa mine, et non le contraire. Deux lettres. La première ressemblait vaguement a une vague horizontale, impossible de lire, déja j'étais perdue. Je ne voyais plus rien, une brume légère avait envahie ma chambre, ou plutout mes yeux, je ne sais pas. La deuxième me faisait penser a un drapeau, sur son poteau, fier et dressé comme un des meilleurs soldats, au garde a vous. Ça montait, ça montait, ça ne voulait pas arrêter. Le dessin ne faisait rien, changement de plan. L'urgence. Bordel, arrêter ce manège. Il n'était pas là. Il était partout, pour tout le monde, mais pas là pour moi. L'homme qui se dressait habituellement si bêtement, assoifé et épuisé par la chaleur n'était pas la pour arreter le manège. Mais qu'est-ce qui m'arrivais? Je le savais. Aucune drogue, pas d'amour, rien pour faire cet effet. Mais malgré moi, je savais très bien ce que c'était. Je me mis à chanter. Très fort. Pour enfoncer ça plus loin, le redescendre. Aucun effet. Seulement le chat du voisin qui me regardait d'un air étrange. Je fus soudainement si jalouse. Par la délicatesse qu'il avait, la grace avec laquelle il marchait, les yeux attendrissants avec lesquels il me regardait. Je détournai le regard. Ça montait toujours. HO NON! Je criai. D'un cri sourd. Dans ma tête. Aucun son ne sorti de ma bouche. Ça ne m'aidais pas. Puis c'est à ce moment, juste apres le petit cri sans son. Je n'y pu rien. C'est arrivé à ce moment. Ça a sorti. Tout seul. D'un coup. Embrumant mes yeux et inondant mon visage et ma bouche d'un océan salé. Et malgré la souffrance que ça me fit, je me senti bien. Et maintenant, je suis soulagée. Heureuse.
Thank You-Led Zepplin ♪
Rahhh les hormones -.-' !